08.01.2008

Mali 2007-2008

 
 Soleil éclatant
 
Un rayon de soleil dans l'éclat de chaque sourire
Un éclat de rire dans le soleil rayonnant
 
Mille éclats qui rient dans les rayons du soleil
Mille soleils qui donnent leurs rayons en riant 

 
Samedi 
 
Derrière l'ombre
Le soleil
Et sur la terre rouge
Les enfants qui jouent
Les grands qui s'ennuient
Les autres qui travaillent
Ceux que personne ne connait
Qui se connaissent tous entre eux
 
Derrière le soleil
L'ombre
Et sur la terre sèche
Je comprends
Que c'est moi qui suis seule 

 
Poussière 
 
J'ai avalé assez de poussière
Pour qu'une seule quinte de toux
Recouvre la ville entière
De  cette poudre rouge
Chaude
Qui fait sourire
Qui délie les langues
Et ouvre les oreilles
Toute cette grisaille
Recouverte
Les visages moroses
Recouverts
Toute la ville
Les nuages, le froid, la pluie s'en vont
Déçus
Les gens dansent en tapant des pieds
Et soulèvent la poussière
Cette poussière
Rouge
Chaude
Ramenée d'Afrique
L'avalent
Et iront recouvrir à leur tour
Toute la tristesse du monde 

01.12.2007

Rome 2007

C'est l'hiver, il fait froid, et Genève est grise...

Alors on rêve de soleil et de couleurs.

C'est le moment de ressortir les photos de cet été.

Rome, fin août - début septembre.

Quelques photos.

 

02.03.2007

Photos de Sibérie

J'ai enfin mis en ligne les photos de Sibérie!

Alors, vous en pensez quoi? 

 




(Pour voir les photos en  plus grand, visiter l'album ici ou en cliquant sur l'image dans la colonne de droite)
 
 

20.02.2007

Chant de gorge

Tiens, j'ai trouvé par hasard (enfin, presque par hasard) sur YouTube un chanteur de la République Altaï - là où j'ai été cet été, pour ceux qui ont lu le journal (pour les autres, héhé, il n'est pas trop tard...par ici)

Les chanteurs que nous avons vu n'avaient pas d'accordéon, mais une sorte de guitare à deux cordes (si quelqu'un peut me donner le nom exact, je veux bien...)

 

Sinon, j'ai aussi un petit enregistrement où on entend un chanteur de la République altaï, avec une guimbarde...imaginez le assis en tailleur devant une yourte...


podcast
 

 

Ici, quelqu'un qui a été plus courageux que nous en traversant le massif de l'Altaï en solitaire.

Enfin, ça vous donne une petite idée des magnifiques paysages que nous avons rencontrés...

(bon y a pas grand chose j'avoue, mais quand même)

 

Et deux autres petites vidéos que j'ai trouvées, qui montrent l'intérieur du transsibérien...histoire que vous voyiez un peu ce que nous avons vécu pendant ces jours entiers passés dans le train...



Et voilà....pour finir, le lien d'un blog - ceux qui ont tourné la deuxième vidéo...

http://transsibrussie.canalblog.com 

27.08.2006

Sardaigne

Puisque mon blog est en train de prendre la pente d'un blog de voyages (meme si ca risque fort de changer avec la rentrée...), je vais en profiter mon raconter ma semaine en Sardaigne...
Je suis partie avec ma grand-mère depuis l'aéroport de Genève en direction d'Olbia. Avec EasyJet, ca n'a pas été trop cher (non je ne fais pas de pub).

Là-bas, mission numéro un: louer une voiture. Une Fiat Punto 4 portes grise avec air conditionné. Puis, direction notre hôtel, le Melia Olbia, 4 étoiles.

Deux nuits là-bas (qui nous ont coûté autant que le reste de la semaine...mais c'est le seul hôtel qu'on a pu réserver, tout était complet), plage, resto à Olbia, où j'ai goûté pour la première fois les pâtes au Bottargia di Muggine: des oeufs de mulet.

Et le matin de la deuxième nuit, nous prenons la voiture, et partons cap au Sud, vers la cote Ouest.
Dans l'après-midi, nous trouvons un Agroturismo sympa. Agroturismo, ca veut dire que des fermiers louent des chambres pour arrondir leur fin de mois (mais j'ai l'impression que pour beaucoup, au vu du nombre de touristes, maintenant c'est plutôt les activités agricoles qui arrondissent les fins de mois). On nous réserve une place. Nous passons l'après-midi à la plage. Enfin, ce qu'il restait de l'après-midi, on a surtout tourné en voiture parce qu'on s'était trompé de routes. Jamais vu un endroit où la signalisation est pire qu'en Sardaigne. Et en plus, on doit souvent rouler plusieurs kilomètres avant de pouvoir enfin faire demi-tour...
Le soir, nous retournons à notre agroturismo. Notre chambre comporte un grand lit, une armoire, une douche et des toilettes. Nous nous installons, nous reposons un peu (comme si on avait beaucoup dépensé à la plage), nous douchons, et à 8h30 il est l'heure d'aller manger.
Voici le menu, qui variait un peu chaque soir, mais restait dans le même genre et dans les même quantités. Je précise que tout est bio et provient de leur ferme:

En apéritif: Du vin blanc
Antipasti: charcuterie, olives, artichauts au vinaigre
Primo piatto: Des raviolis au fromage
Secundo primo piatto: Une autre sorte de pâtes, je me souviens plus.
Secundo piatto: De l'agneau. (Mais le meilleur de la semaine, c'était du cochon de lait grillé...miam)
Café et Dessert
Liqueur: mirto bianco, mirto rosso ou aquavite
A boire: de l'eau et un petit vin rouge très bon qu'il faisaient eux-même aussi.

Le tout à volonté...y a pas à dire: en Italie, on mange vraiment bien!

Nous sommes restés cinq jours dans cet agroturismo, et avons depuis là été visité plein de trucs:

La grotte de Bue Marino, magnifique grotte accessible par bateau. Ses concrétions se forment sur les murs blancs en clacaire, et l'eau douce y rencontre la mer... Il fut un temps où les phoques moines s'y reproduisaient, mais ils aiment être tranquilles, les milliers de touristes les ont chassés...

Le village nuragique de Serra Orrios, vieux de plusieurs milliers d'années, j'adore visiter des vieilles pierres, et m'imaginer le village vivant, avec des enfants qui courent et des vieux assis devant les portes, la foule devant le puits, les personnes importantes dans la maison à l'écart du village qui discutent des prochaines récoltent... Tout ca dans quelques cailloux disposés en rond: les restes des huttes...

Orgosolo et ses peintures murales dessinnées depuis les années soixantes, contre la guerre du Viet-Nam, le racisme, la guerre d'Israël-Palestine, pour le droit des femmes et des immigrés...ca fait plaisir à voir, ca change du dégoût que j'ai éprouvé à Dorgali, une autre ville où, à quelques mètre d'intervalle j'ai vu un tag HADOLF HITLER (oui, avec un H en plus), et JUIF sur une porte de garage...

La Grotta di Ispignoli et son stalagmite de 38 mètres, le plus haut d'Europe. Complètement fou! Déjà, je vous laisse imaginer la hauteur de la salle pour qu'un stalagmite de cette taille puisse s'y former. Et il y a des centaines d'autres stalagmites et stalagtites moins hauts, mais souvent énormes. En plus, nous étions seules à l'intérieur car nous sommes arrivées à 10h, et il n'y avait personne. Les visites guidées n'ont lieu qu'à partir de 10 personnes. Mais comme nous ne voulions pas poiroter jusqu'à 11h (la prochaine visite) on nous a fait entrer, sans guide. Heureusement: quand nous sommes ressorties, vers 10h45, il y avait des dizaines de personnes qui attendaient la visite...

Différentes plages, aux eaux chaudes et transparentes. C'est fou les couleurs de la mer en Sardaigne, elle est tellement turquoise...

...

En bref, une semaine très reposante et très agréable juste avant la rentrée de demain...

Je ferai un album des photos le plus tôt possible (comme pour la Sibérie quoi...ne m'en voulez pas trop si "le plus vite possible" dure un peu. Normalement j'ai un nouvel ordi rien qu'à moi pour mon anni le 29 septembre, ca pourrait bien accélérer le processus...)

18.08.2006

Télécharger le journal en entier

Bah, voilà mon journal en entier, si par hasard ça intéresse quelqu'un...

Je me suis dit que linéairement, c'était sûrement plus facile à lire...

Et puis, j'ai plus ou moins corrigé mes fautes d'orthographe et de frappe.

Ca peut être pas mal, parce que purée, il y en avait beaucoup... O_o

Donc, voilà, cliquez sur le lien ci-dessous... 

voyage_en_siberie.pdf

17.08.2006

Conclusion

Ca y est, j'ai fini de recopier mon carnet de vacances...

Maintenant, si vous voulez plus de détails, ou si certaines choses ne paraissent pas claires...

Il vous suffit de poster un commentaire... (ouah, la rime)

Est-ce que quelqu'un a tout lu? Ca me paraitrait fou O_o

 

15.08.2006

Dans l'avion à destination de Genève, le 24 juillet 2006

Ca y est, c'est la fin du voyage en Russie...

Hier (23 juillet)

Heike Julie et moi avons visité la Galerie Trétiakov. Il y avait des milliers de tableaux de peintres russes, j'ai particulièrement apprécié le peintre Alexandre Ivanov (1806-1858), très polyvalent. Si certaines de ses oeuvres sont très classiques, comme cette Apparition du Christ au peuple (Ajout:cf. l'image ci-dessous), d'autres sont presque contemporaines, comme ce Jesus marchant sur l'eau.(Ajout: voici un lien sur le peintre...CLIQUEZ ICI)

medium_i027_400.jpg
Apparition du Christ au peuple 
(Cliquez sur l'image pour l'agrandir) 

medium_ivanov-christ-water.jpg
 Jesus marchant sur l'eau
(Cliquez sur l'image pour l'agrandir) 

Le soir, Oxana, Ania et Mikhail nous ont préparé un superbe repas d'adieu: crevettes, toasts, champagne..miam! 
Et, comble du luxe, ils ont éteint la télé (ils en ont trois qui sont allumées 24h/24)! 

Aujourd'hui (24 juillet),

nous avons fait le marché. Oxana m'a offert un joli collier. J'ai accepté sans protesté,car Heike m'a dit qu'ils coûtaient 30 roubles (c'est-à dire environ 1,50 CHF). En fait elle avait mal compris, il en coûtait 300...je me sens un peu mal.

Ensuite, nous sommes allées rendre visite à Mikhail à son travail (là-bas: bonjour aux collègues, une tasse de thé, et attendre, attendre, et il n'y a même pas de sièges).

Et il fut déjà temps de rentrer, manger, partir...

Bientôt viennent à Genève Oxana, Ania, Mikhail, Larissa, et d'autres.

Enfin, Ania c'est pas encore 100% sûr, car il lui faut la signature de son père pour sortir de Russie, et son père est introuvable. Il leur reste une semaine. Pourvu qu'elle puisse venir!
(Ajout: Elle a pu venir finalement)

A l'aéroport, mesures de sécurité maximum, on a même du enlever nos chaussures et mettre des sortes de chaussons en plastique. Puis, longue attente au terminal A, gate 1 (A1, ca le fait). Heureusement, cette fois l'avion est un direct, et la nourriture est bonne (une crêpe aux épinards, et du bon chocolat. Merci Swiss :P).

Et dans 1h40 nous arrivons à Genève. Au programme: rangement, payement d'amendes (bus et biblio. Hum...), TM...

mais aussi revoir les amis! Youpie!!!

Moscou, le 23 juillet 06

Reprenons à hier, le 22 juillet, deuxième et dernière journée dans le train.

Nous avons fait la connaissance d'une jeune fille, Katia, et de sa grand-mère, qui avait justement son anniversaire ce jour-ci.

Nous l'avons fêté: repas classe, c'est-à-dire salade de concombre et tomates, tartines de pâté de foie (genre Parfait mais en moins cher), poisson fumé, fromage, baies.

Sinon, j'ai eu une journée surtout composée de mélancolie. A la fois les gens restés à Novokouznietsk et mes amis de Genève me manquent. En plus dans le train, on n'a pas d'espace à sa, pas moyen d'être seul. Enfermés ensemble...

Le train, Moscou: ce sont des "entre-deux", entre le lieu du voyage (la Sibérie) et Genève...j'aime pas.

Ce matin 23 juillet, 

réveil à...euh....très tôt, et arrivée à Moscou vers 06h00 (04h00 à Genève, 10h00 à Novokouznietsk)

J'ai dû jeter les fleurs de Vania, "entre-deux" elles ont fané, ca n'améliore pas mon moral. J'ai gardé quelques pétales.

A Moscou donc, Ania découvre pour la première fois son nouvel appart, où elle va vivre pendant un an. Nous le connaissions déjà, c'est là où nous étions au début de notre voyage. 

Mauvaise surprise, il n'y a plus d'eau chaude. Il parait que ca fait déjà une semaine...

Bon. Il faut faire bouillir de l'eau pour se doucher, alors. 

Puis, une longue journée nous attend... 

14.08.2006

Dans le train, 21 juillet 2006

J'ai du hier m'arreter d'écrire car les lumières du train se sont éteintes...

Peut importe, il est  9h45 maintenant

et je viens de me réveiller. Je reprends mon récit,

Nous sommes donc chez les parents d'Oxana, le 18 juillet

Ils ont une grande maison, et surtout un très grand jardin.

Ils nous ont préparé un splendide et délicieux repas.

Chacun a fait un petit discours (marrante coutume, on se sent un peu con mais bon) et nous avons mangé.

Après le repas, j'ai enfin réussi à atteidre ma petite soeur pour son anniversaire: elle fêtait ses 8 ans dans le chalet de sa meilleure amie, en Valais.

Nous avons pris des photos (Là, grand trip sur le mot "Coucou!" que Heike a crié pour nous faire regarder l'objectif) et finalement nous sommes partis, dans notre appartement cette fois.

Le lendemain, 19 juillet

rien de spécial. Nous nous sommes levés à 11h40 et avons écrit des lettres et dans nos journaux.

Un peu après 17h, Mikhail,  Oxana, Ania et Alexey sont arrivés, et Sacha un peu plus tard.

Puis, surprise! Larissa et Olga (la maman de Vania) sont venues nous rendre visite, et après le départ de Mikhail Oxana et les enfants, Liouba, une soeur de Larissa, et venue aussi.

Julie et moi nous sommes couchées vers minuit, ces dames ont encore fait la fiesta jusqu'à très tard.

Le lendemain, 20 juillet, 

Julie et moi avions réglé notre réveil à 07h30, car Ania (la soeur de Denis) avait prévu de nous rendre visite à 8h00.

Résultat: elle est arrivée à 09h45 et nous n'étions toujours pas debout...

Nous avons passé la journée avec elle: prises de photos, ballades en ville, courses pour le voyage en train (eh oui, on repartait le soir même), rires, jeux...Nous avons aussi rencontré une amie à elle.

Vers 18h, nous sommes retournées à l'appartement. Mikhail, Oxana, Ania (sa fille), Alexey, Sacha et Larissa y étaient déjà. Ania (la soeur de Denis) et son amie sont reparties, elles ont dit que l'on se reverrait à la gare.

Nous avons attendu looooongtemps le taxi, avons stressé, mais il a fini par arriver, très en retard.

À la gare nous avons trouvé les parents d'Oxana, Liouba, et une des femmes qui étaient avec nous à la fête dans la montagne, je ne sais plus son nom. 

Il y avait aussi des amis à Ania (la fille d'Oxana), car elle part vivre à Moscou pour en tous cas un an, peut-être plus.

Malheureusement, l'autre Ania n'est pas venue, et Vania non plus.

Mais je l'ai eu au téléphone:

-Hello?

-Hello? Vania?

-Yes, it's me...where are you?

-At the station...the train goes in a few minutes...

-Oh. Oho. Em...I'll send you an email. I was happy to meet you.

-Thanks, me too...bye.

J'ai été un peu décue de pas le voir, et de pas pouvoir lui parler plus, mais sa mère m'avait flanqué le téléphone dans la main et la surprise m'a un peu coupé la conversation...tant pis.

Dès que j'ai raccroché, Olga m'a mit dans les mains un magnifique bouquet de lys jaunes, avec un lys rouge, et plein de petites fleurs blanches. Magnifique! 

"From Vania..."

Le con! J'ai craqué, je me suis mise à pleurer. Tout le monde a été tellement gentil avec nous, tellement accueillant, tellement généreux!  Julie pleurait déjà depuis un bon moment.

Nous avons encore pris des photos, et bu une bière tous ensemble, nous avons récupéré la bouteille vide (une bouteille en plastique de 2 litres) pour en faire un vase pour les fleurs, et puis il y bien fallu se dire au revoir. 

Ania, Oxana, Julie, Heike et moi sommes montées dans le train. Mihail a encore du travail, il nous rejoindra dans le train pendant la nuit. 

Après le départ, je me suis calmée, j'ai vite arrêté de pleurer. Julie, elle, est restée en larmes pendant des heures, Oxana lui a donné de la Valériane pour se calmer.

Puis, bon, la routine du train a commencé... faire les lits... manger... 

Plus tard hier soir, Ani, Julie et moi avons dicuté, et beaucoup ri.

Ania nous a parlé de son copain qui l'attendait au prochain arrêt pour lui dire au revoir. Mais quand il a téléphoné, quelques secondes avant que nous entrions en gare, Ania n'a pas pu lui parler: son natel s'est éteint, elle n'avait plus de batteries. 

Puis, à l'arrêt, elle n'est pas allée le voir. Moi je le voyais, lui, désespérément accroché à son téléphone à essayer de la joindre... Elle s'est cachée. J'ai pas trop compris...

Bon. Puis, dodo, et 

ce matin du 21 juillet

tout le monde dort encore. Moi, j'ai enfin rattrapé mon retard: je suis à jour dans mon journal! Youpie!

Environ 20h

La journée s'achève gentiment. Rien de spécial:

Le train, le train, le train (m'emmenait vers la vie conjugale, vers l'exil vers Moscou).

Ania ne sait pas non plus pourquoi elle n'est pas allée voir son copain, elle s'en lamente maintenant, ça m'énerve... 

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