04.12.2008

Lupa


Sara Kasme: guitare,
Nina Racine: piano,chant,
Stanislas Favre: basse,
Bogdan Favre: batterie.


"Cette musique est faite à la maison et à la main."

En tous cas, c'est beau, c'est chouette, c'est inventif, ça fait du bien, la couverture du CD est super et les musiciens sont gentils.

Alors ouvrez vos oreilles...


19.03.2008

Anouar Brahem Trio

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Hier soir, au ForuMeyrin, je suis allée voir le trio du joueur de Oud Anouar Brahem (composé de lui-même, du pianiste  François Couturier et de l'accordéoniste  Jean Louis Matinier), pour le concert du "Voyage de Sahar".
Je connaissais leur musique puisque certains de leurs morceaux faisaient partie de la bande-son d'"Incendies". et que je possède leur CD.

Mais en concert, il y a en plus les superbes solos des trois musiciens (j'ai été en particulier flashée par un immense solo de l'accordéoniste, où l'ampleur était telle que l'on croyait parfois entendre de l'orgue), et ce son magnifique qui remplit toute la salle...

Il y avait salle comble, mais je n'ai entendu personne respirer pendant les morceaux, aucun son avec que ne s'éteigne le soupir de l'accordéon, ou la vibration du oud, ou la résonnance du piano... 

Magnifique.

Pour écouter un de leurs morceaux, par ici: http://fr.youtube.com/watch?v=tOyG3xbZ3Qc&feature=rel...

24.03.2007

La vie c'est comme un oignon

C'était hier, "L'ironie du son" en concert à l'AMR, toujours aussi magique, on en redemande...
Des sonorités incroyables, des rythmes innatendus, du jazz du rap et bien plus.

Parce que c'est une musique qui fait voyager. On ferme les yeux et on rêve.

Et justement, j'ai comme une envie d'être ailleurs.

Ca me fait penser à un texte que j'ai écrit pour un concours d'écriture spontanée, que j'ai remanié et épuré ensuite:

 


Ils sont assis dans la pénombre, autour d’une table de chêne, lourde, un petit verre de liqueur posé devant eux.
Ils ont bu, ils n’ont pas dormi, et autour de la table, ils sont cinq à être seuls.
Alors l’un d’eux a une idée, si on réinventait le monde.

Imagine dit le premier, imagine un monde où on est heureux.
Oui reprend le deuxième, oui, imagine, un monde où il n’y a pas de monstres la nuit.
Sortons dit le troisième, dehors n’est plus dangereux sans les monstres, sortons puisque nous sommes heureux et le quatrième les entraîne dehors.

La porte est de bonne humeur quand ils sortent, elle ne grince plus elle chante, et la route dehors défile comme un cortège de carnaval. Le premier se met à rire, et son rire est une brise, et son rire est un ouragan, il emporte les monstres et les cafards. Son rire transporte et la rue devient verte et rouge, bleue, jaune, et le deuxième rit aussi et le troisième aussi et tout s’envole.

Si on refaisait le monde, imagine un monde où il n’y a pas de fées et il n’y a pas de fêtes, imagine un monde où on doit travailler pour vivre et où des fois, il pleut. Et ils rient encore plus fort parce que ce n’est pas possible.

Le cinquième n’a rien dit. Son verre est vide, il s’est endormi sur la table.

 

EDIT: Ca y est, j'ai reçu les résultats du concours, sans suprise je ne figure pas parmi les lauréats. M'enfin, je peux vous donner la version qui a concouru, maintenant...

La consigne était:

Placer les mots : passe-partout / abricot / amour / bachi-bouzouk / bijou / bizarre / chic / clown / mètre / valser

 

Assis autour d’une table de chêne, noyés dans la pénombre, un petit verre de liqueur posé devant eux, ils sont cinq à être seuls.

Alors l’un d’eux a une idée, si on réinventait le monde. 

Le premier approuve, imagine un monde où il n’y a pas de monstres la nuit. Oui dit le deuxième, un monde sans peur, un monde où l’inconnu te tend les bras, bienveillant. Sortons dit le troisième et le quatrième les entraîne dehors.

En s’ouvrant, la porte ne grince pas elle chante, et dans la rue les voiture valsent en couleur, bleu rouge jaune vert abricot, et la brise emporte la fumée noire, la colère et les cafards. 

Imagine dit le premier, un monde où les voleurs n’auraient pas de passe-partout parce qu’il n’y aurait pas de voleurs, et il n’y aurait pas de serrures non plus d’ailleurs. Une bourrasque l’entraîne dans un éclat de rire et il jette ses clés par-dessus les nuages, à un deux dix cent mille mètres de hauteur.

Alors le deuxième se met à rire aussi, dans notre monde il n’y a plus de gens ennuyeux, imagine, et le petit prince demande que s’il vous plaît, dessine-moi un mouton, et dans le vent s’apaisent les mille tonnerres et les bachi-bouzouks du capitaine Haddock. 

Le troisième s’envole comme un fou rire de Bassan, il vient de rencontrer l’amour, imagine un monde où on rencontre l’amour, c’est un clown et quand il fait pleurer c’est de rire. L’un prend ses ailes à son cou, l’autre pointe son nez rouge vers le ciel et une tempête les emporte à un deux dix cent mille mètres pour trouver les clés du bonheur.

Dans son complet chic, le quatrième rêve aux bijoux macabres de la Beauté de Baudelaire, et marche sur des morts et contemple un cadavre. Dans un ouragan tout se colore, et la musique fut. 

Imagine dit le premier, un monde où on ne peut pas voler. Oui reprend le deuxième, un monde où l’on s’ennuie. Imagine un monde où l’amour parfois fait pleurer, dit le troisième. Le quatrième sourit, c’est bizarre, et ils rient encore plus fort parce que tout cela n’est pas possible.

Le cinquième n’a rien dit. Son verre est vide, il s’est endormi sur la table.

02.02.2007

L'ironie du son

J'ai découvert ce groupe hier soir au Festival "les jeunes parmi le jazz" à Marignac.

Coup de coeur.

C'est splendide. Un rappeur, un hamoniciste (on dit comme ça pour un joueur d'harmonica?), un guitariste et une batterie.

Ca donne quelque chose que je ne saurais classer dans aucun style... mais de magnifique, vraiment, très poétique, envoûtant.

Les musiciens sont tous admirables:

Nicolas Silvestrini à la guitare, qui fait à lui tout seul ce que font basse et guitares dans la plupart des groupes. Il est aussi le principal compositeur du groupe.

Guillaume Lagger joue avec brio de son harmonica (si il passe par là, ça lui fera peut-être plaisir de savoir qu'on m'a demandé, en entendant sa musique, si c'était Grégoire Maret qui jouait), exploitant tout ce que ce petit instrument offre de sonorités.

Cyril Bondi à la batterie. Oubliez le poum-tchac-poum-tchac qui vient à l'esprit quand on pense à cet instrument. Cyril Bondi trouve tous les sons possibles, tous les rythmes imaginables, et nous les joue avec sensibilité. Et en plus, on sent que ça lui fait plaisir!

Jonas à la voix, rappant sa poésie sans se prendre la tête, modeste mais très présent.

Mais, tout cela sera si bien expliqué dans leur site à eux, où vous pourrez en savoir plus sur les musiciens, connaître les dates de leurs concerts, écouter leur musique et commander un de leurs cds...allez donc y faire un tour!

http://www.lironieduson.ch/

15.12.2006

Double enfance


podcast

Elle n'est pas donnée à tout le monde
La chance de s'aimer pour la vie
10 ans 10 mois 10 secondes
Et nous voici
A plonger dans les eaux troubles
De mes souvenirs lointains
Si quelquefois je vois double
C'est que l'enfance me revient

Double vie double silence
Double sens et double jeu
Silencieux le coeur balance
Pourquoi les parents sont-ils deux
On voit du pays on voyage
Chaque semaine et chaque été
Des souvenirs qui déménagent
Et qu'on ne peut pas raconter...

Elle n'est pas donnée à tout le monde
La chance de s'aimer pour la vie
10 ans 10 mois 10 secondes
Et nous voici
A plonger dans les eaux troubles
De mes souvenirs lointains
Si quelquefois je vois double
C'est que l'enfance me revient

Deux maisons, deux quartiers
Deux gâteaux d'anniversaire
Multiplier les pères et mères
N'a pas que des mauvais côtés
Avant les autres j'aurais su
Que le seul sentiment qui dure
C'est le chagrin d'une rupture
Où je n'aurais jamais rompu

Elle n'est pas donnée à tout le monde
La chance de s'aimer pour la vie
10 ans 10 mois 10 secondes
Et nous voici
A plonger dans les eaux troubles
De mes souvenirs lointains
Si quelquefois je vois double
C'est que l'enfance me revient

10 ans 10 mois 10 secondes
Le temps n'est plus un souci
Elle n'est pas donnée à tout le monde
La chance de s'aimer pour la vie...
 
Chanson : Julien Clerc - Double enfance
Paroles : Maxime Le Forestier
Musique : Julien Clerc
Album : Double enfance
Maison de production : Virgin / Emi

04.11.2006

Elise Belmont

 
 J'ai découvert par le plus grand des hasards, sur le Net, cette chanteuse...
 
Elise Belmont se passionne très tôt pour la musique : elle prendra rapidement des cours de clarinette, de solfège, de chorale, d'orchestre et de musique de chambre au conservatoire national de région de Montpellier. Son baccalauréat littéraire en poche, elle poursuit des études de lettres modernes à Paris et, après l'obtention d une maîtrise, décide de conjuguer ses deux passions, musique et amour des mots, en se lançant dans la chanson. Elle suit alors pendant deux ans une formation aux ACP-La manufacture chanson (anciennement Ateliers de la Chanson de Paris) où elle rencontre des artistes-pédagogues tels que Véronique Gain, Anouk Manetti, Véronique Lortal et Laurent Malot. Cette école lui permet de se forger de solides bases techniques, de collaborer avec des musiciens professionnels comme Gérard Gabbay, Michel Goubin ou Guillaume Leray et de se produire régulièrement en public. Ainsi, dans le cadre du spectacle collectif « Les treize des bois » en juin 2004, puis avec son propre répertoire en juin 2005, elle monte sur les planches du Lavoir Moderne parisien et du XXe Théâtre. Le public retient surtout de ses prestations la qualité de ses textes et de ses mélodies. Cest aussi à cette période qu'elle rencontre les trois musiciens qui laccompagneront désormais : Luc Lewandowski, guitariste, Sébastien Michel, contrebassiste et Gaël Larvor, percussionniste. Depuis la sortie de l'école, elle privilégie la rencontre directe avec le public en se produisant sur des petites scènes de la région parisienne et de l'Oise. On a pu également la découvrir lors du festival de chanson française « Et t'en parles à ton voisin ! » en mars 2006. En avril de la même année, après des artistes comme les Elles, Gérald Genty ou Jeanne Cherhal, elle remporte le premier prix du Mans Cité chanson dans la catégorie « auteurs francophones ». Puis, en octobre, elle est lauréate du concours Utopia de création de chanson sur le thème « Post-scriptum ». En novembre 2006, elle partagera la scène avec Eric Toulis, chanteur des Escrocs, lors d une résidence de cinq jours et d une mini tournée de six dates dans le cadre du dispositif « Tour de Champs ».
 
ILS ONT DIT D ELLE : « Quelques vers, à peine, et l on mesure sa patte d'auteur ; ses camarades de « promo » ne s'y sont d'ailleurs pas trompés puisque plusieurs ont illico requis avec bonheur ses services. L'intérêt avec cette passionnée de lettres (Les fameuses Lettres à Elise), cest qu'elle a toujours accordé une place essentielle à la dimension musicale. Le résultat vaut son pesant de caramels, de cette Paresseuse « touchée par la grâce matinée » à ce détestable quidam Pété d'thunes ou cet aveu constatation tout simple : c'est con l'bonheur. Précisément, dans son bonheur fondamental d'être en scène, Elise trouve même le moyen de glisser quelques accents de clarinette, histoire d illustrer par les notes comme par les mots combien la chanson représente pour elle sa part « de liberté, dexpression, dévasion ». Daniel Pantchenko (journaliste à Chorus)
 « Elise Belmont a une plume ; ce qui est bien, c est qu elle ne la met pas au même endroit que les autres chanteuses. Elle, elle la plante au coeur et à l âme. Elle, elle se couche sur le papier, nue et pudique à la fois. Elle, c est l'héritière des grands auteurs, une Souchon en jupon, une Leprest à cheveux longs. Ecoutez-la, sil vous plaît, écoutez-la. » Laurent Malot (auteur-compositeur-interprète) 
 

K

 

J'ai découvert à la radio la musique du lausannois K, en entendant l'histoire de La petite Léonine qui trime dans son supermarché, alors qu'il y a du soleil sur les marchés...

Des chansons originales sur une musique sympa. Ca vaut la peine! 

 

Site officiel:http://www.lesitedek.ch/

 et ici: http://www.myspace.com/nicolasmichel