27.06.2008
S'il te plait
Partir ailleurs, toujours, ailleurs.
Silences.
Tu cours, loin, toujours plus loin.
De quoi ?
De qui ?
Est-ce moi, est-ce nous…
Attends.
Explique-moi, s’il te plait.
Attends !
Je t’aime.
Tu le sais, que je t’aime
Je ne supporte pas le silence.
Il me fait peur.
Tu t’éloignes…
Attends, s’il te plait.
Explique-moi.
Je veux t’aider.
J’ai peur.
C’est toi qui es forte, ça a toujours été toi.
Peu importe ce qu’on essaie de nous faire croire.
Je t’aime.
Tu fuis, tu fuis, besoin de cadre.
Infirmière.
Conseillère.
Psychologue.
Merde.
Je t’aime.
J’ai peur.
Tu fuis.
Attends.
S’il te plait,
Attends.
17:29 Publié dans La vie comme elle vient, Textes divers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.12.2007
A travers les yeux d'une actrice
Eh hop, un petit post de pub pour l'exposition de photographie
A travers les yeux d'une actrice
par Laura De Coulon
Laura a pris plus de 1000 photos pendant les répétitions d'Incendies (voir cette note), et en expose une vingtaine jusqu'au 21 décembre 2007 à la Maison de Quartier de St-Jean, à Genève.
Le résultat est magnifique. Pour une fois, la photographie de théâtre s'intéresse aussi au développement du spectacle.
Et le fait que la photographe soit aussi comédienne se ressent beaucoup dans les photos, on a une vision très intime du théâtre, et son amour profond pour le théâtre est palpable.
Elle a su saisir l'insaisissable, par des photos dynamiques, des cadrages originaux...
Mais ça ne sert à rien de décrire des photos; allez plutôt les voir!
Maison de Quartier de Saint-Jean
8, chemin François-Furet - 1203 GENEVE - SUISSE
tél. +4122 418 91 50 - fax: +41 22 418 91 51
email: info@mqsj.ch - www.mqsj.ch
bus 7 arrêt Contrat-Social
Plan

La Maison de Quartier de Saint-Jean est ouverte au public pour l’accueil et l’information:
du mardi au vendredi de 15h à 21h
le samedi de 14h à 18h
14:20 Publié dans La vie comme elle vient, Photo, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.10.2007
Sarcome d'Ewing
Bref, après la boule à zéro, les opérations, la morphine, la rééducation, les discours pseudo rassurants du chirurgien, après les espoirs et les rechutes, d’un coup c’est la mort qui me tombe dessus. Plutôt surprenant, je dois dire. Surtout à dix-sept ans. On aurait pu m’avertir, je t’aurais expliqué.
Expliqué que t’avais pas besoin de chialer comme ça à mon enterrement, que notre grand voyage, on le fera quand même, que c’est pas parce que tu me vois plus que je suis plus là, que la mort, c’est qu’un petit problème de communication. Arrête de pleurer, tu fais que me rappeler que je cause pour rien.
Arrête.
Pour Drilou, une louve qui croquait la vie à pleine dents.
23:45 Publié dans La vie comme elle vient, Textes divers | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
09.07.2007
Solidarhino
Attention
RHINO MENACÉ D'ÉVACUATION SAUVAGE LE 16 JUILLET
Rassemblement devant RHINO jeudi 12 juillet à 18h00

<click sur l'image pour la voir en grand...>
ATTENTION!!!
RHINO MENACÉ D'ÉVACUATION SAUVAGE LE 16 JUILLET(?)
Nous avons reçu des informations confirmant la menace sérieuse d'évacuation sauvage des habitant-e-s de RHINO _*le lundi 16 juillet*_.
Vous trouverez en annexe le communiqué de presse de ce jour décrivant la situation, la décision du Tribunal de première instance suspendant le jugement d'évacuation, ainsi que, pour information, un document daté de 2005 décrivant le déroulement de l'évacuation qui devait avoir lieu à ce moment-là.
Les habitant-e-s de RHINO demandent instamment à tous les destinataires de transmettre ce messsage d'alarme à toutes les personnes concernées de près ou de loin par l'exécution illégale de cette évacuation planifiée, afin d'éviter qu'elle se produise.
En particulier, les habitant-e-s de RHINO vous invitent
- à manifester votre désaccord avec les manoeuvres du Procureur Général en matière d'évacuation
- à contacter les autorités de la Ville et du canton de Genève pour éviter que des habitant-e-s soient privés de leur logement sans jugement et sans préavis.
- à envoyer un SMS au 078 842 09 73 ou un email à
rhinoforever@gmail.com pour fournir toute information utile aux habitant-e-s dans leur démarches légales.
En vous remerciant de l'attention que vous porterez à la présente, nous vous adressons nos meilleures salutations.
Le collectif RHINO
Communiqué de presse RHINO - 5 juillet 2007
Juillet-août 2007 : menace d'évacuation sauvage de RHINO
Selon des informations reçues en début de semaine, le Procureur général Daniel ZAPPELLI préparerait, en complicité avec le propriétaire Monsieur Michael SCHROEDER, une évacuation sauvage des habitantes et des habitants de RHINO pour la mi-juillet. Le propriétaire n'est au bénéfice d'aucun titre ou jugement qui lui permettrait d'obtenir l'évacuation de manière licite. Au contraire, une procédure en constatation de l'existence de contrats de baux est pendante par-devant le Tribunal des Baux et loyers, ce qui prévient toute évacuation légales tant qu'une décision à ce sujet n'aura pas été prise.
Par ailleurs, le Tribunal fédéral avait clairement indiqué que la voie à suivre pour obtenir l'évacuation des immeubles de RHINO était la procédure civile, que le propriétaire a d'ailleurs engagée, mais qui n'a pas encore aboutie.
L'opération devrait se dérouler de la manière suivante: dans un premier temps, la police arrêtera les habitants, en prétextant du flagrant délit de violation de domicile. Une fois l'immeuble vidé, les représentants des propriétaires, accompagnés d'un huissier de justice et d'une entreprise de déménagement, viendront constater que l'immeuble est vide, qu'en conséquence personne n'y habite, et videront les lieux de toutes les affaires qui appartiennent aux habitants. Les immeubles seront alors rendus inhabitables (vitres brisées, toilettes bouchées, plafonds arrachés, etc.) et ensuite surveillés par une société privée de sécurité, cela afin d’éviter que les habitants ne puissent revenir chez eux.
La complicité entre la police, agissant sur ordre du Procureur général, et le propriétaire, permettra ainsi de contourner les exigences légales en matière d'évacuation. Le prétexte du flagrant délit de violation de domicile est tristement risible, en particulier après dix-neuf ans d'occupation pacifique. Les habitants ont par ailleurs indiqué par écrit à Madame la Cheffe de la police qu'ils étaient prêts à se présenter spontanément à la police ou devant un juge pour répondre des accusations lancées contre eux. Leur arrestation a donc pour seul but de faire procéder à l'évacuation de leurs appartements, et aucunement de faire avancer une procédure pénale.
Ce type d'opération, qui a déjà été utilisé notamment pour l'évacuation de la maison Blardonne, au 11 Bd St-Georges, démontre l'immense capacité de nuisance d'un Procureur général qui se fait l'allié des grands propriétaires fonciers, en toute illégalité.
Les habitants des immeubles utiliseront tous les moyens possibles pour s'opposer à cette opération illicite, menée paradoxalement par le Procureur général, dont la fonction est justement de garantir le respect des lois dans la République et Canton de Genève.
Nous appelons la population genevoise à manifester son désaccord à l’égard des méthodes honteuses planifiées par le Procureur général et de soutenir les habitantes et habitants de RHINO.
(Source: http://www.cave12.org/)
23:34 Publié dans La vie comme elle vient | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.05.2007
Parce que je t'aime
- Pourquoi tu ne pleures pas?
- Parce que j'ai déjà trop pleuré, seule dans mon lit. Parce que j'ai peur et que je ne comprends pas, parce que les mots pour dire mon amour ne sortent pas de ma gorge, parce que j'ai honte de ne savoir comment t'aider. Parce que mon seul refuge est ailleurs, dans le silence et dans la solitude. Parce que je sais que j'ai tort et que j'en ai honte. Parce que j'aimerais tellement te savoir heureuse, te voir heureuse, mais que j'ai l'impression d'être loin, si loin de toi, dans un autre monde, parfois.
Tu ne sais pas ce qui s'est passé en moi vendredi après-midi, quand j'ai appris que tu étais à l'hôpital. Quand soudain le monde entier s'est effacé. Quand j'ai réalisé tout ce que je n'avais pas vu. Quand j'ai couru dans le bus, quand j'ai demandé mon chemin aux infirmières. Quand je suis arrivée en section B2, et qu'on m'a fait attendre. Le temps soi-disant de savoir si tu étais disponible. Le temps pour moi de sécher mes larmes, le temps pour mon coeur reprendre sa vitesse normale. Le temps pour mon visage de se recomposer. De dessiner un sourire. Un masque.
Tu ne sais pas ce qui s’est passé en moi vendredi après-midi, quand je suis entrée dans ta chambre et que je t’ai vue, assise au téléphone. Pas l’air malheureuse. Pas l’air malade. Comme d’habitude. Comment j’ai essayé de déceler où se cachait le désespoir qui te déchire. Echec. Un mélange de soulagement intense et de peur de l’inconnu, d’envie de rire et d’envie de pleurer. Les mots qui se bousculent et échouent pâteusement sur ma langue. Pas un son. Comment te dire ? Te prendre dans mes bras, ne pas en parler, il paraît que tu ne veux pas. Faire comme si de rien n’était.
Tu ne sais pas ce qui s’est passé en moi vendredi après-midi, quand je croyais avoir tout pleuré, que je me croyais revigorée par ton apparente santé. Quand j’ai téléphoné chez ma meilleure amie pour aller chez elle parce que je n’avais pas la force de rentrer dans l’appartement vide. Quand je suis arrivée chez elle. Quand j’ai voulu lui expliquer et que je n’ai plus pu respirer. Un sanglot est né dans mon ventre, un long sanglot sonore, et comme un petit enfant je me suis laissée glisser.
Je ne sais pas ce qui s’est passé en moi depuis ce vendredi 11 mai. Impossible de penser, de travailler. Impossible de comprendre pourquoi l’école, pourquoi des examens. Je travaille parce que rien, comme un robot, sans plaisir et sans efficacité. Je simule ma vie.
Et je me donne des baffes. Réveille-toi.
- Pourquoi tu ne pleures pas ?
- Parce que je me donne l’illusion que tu dois me voir forte, parce que la réalité me fait peur, parce que je ne sais pas trouver les gestes et les mots pour te dire. Te dire que je t’aime, et que j’ai besoin de toi. De ta force, de ta vitalité,
De ton courage.
01:05 Publié dans La vie comme elle vient, Textes divers | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
24.03.2007
La vie c'est comme un oignon
C'était hier, "L'ironie du son" en concert à l'AMR, toujours aussi magique, on en redemande...
Des sonorités incroyables, des rythmes innatendus, du jazz du rap et bien plus.
Parce que c'est une musique qui fait voyager. On ferme les yeux et on rêve.
Et justement, j'ai comme une envie d'être ailleurs.
Ca me fait penser à un texte que j'ai écrit pour un concours d'écriture spontanée, que j'ai remanié et épuré ensuite:
Ils sont assis dans la pénombre, autour d’une table de chêne, lourde, un petit verre de liqueur posé devant eux.
Ils ont bu, ils n’ont pas dormi, et autour de la table, ils sont cinq à être seuls.
Alors l’un d’eux a une idée, si on réinventait le monde.
Imagine dit le premier, imagine un monde où on est heureux.
Oui reprend le deuxième, oui, imagine, un monde où il n’y a pas de monstres la nuit.
Sortons dit le troisième, dehors n’est plus dangereux sans les monstres, sortons puisque nous sommes heureux et le quatrième les entraîne dehors.
La porte est de bonne humeur quand ils sortent, elle ne grince plus elle chante, et la route dehors défile comme un cortège de carnaval. Le premier se met à rire, et son rire est une brise, et son rire est un ouragan, il emporte les monstres et les cafards. Son rire transporte et la rue devient verte et rouge, bleue, jaune, et le deuxième rit aussi et le troisième aussi et tout s’envole.
Si on refaisait le monde, imagine un monde où il n’y a pas de fées et il n’y a pas de fêtes, imagine un monde où on doit travailler pour vivre et où des fois, il pleut. Et ils rient encore plus fort parce que ce n’est pas possible.
Le cinquième n’a rien dit. Son verre est vide, il s’est endormi sur la table.
EDIT: Ca y est, j'ai reçu les résultats du concours, sans suprise je ne figure pas parmi les lauréats. M'enfin, je peux vous donner la version qui a concouru, maintenant...
La consigne était:
Placer les mots : passe-partout / abricot / amour / bachi-bouzouk / bijou / bizarre / chic / clown / mètre / valser
Assis autour d’une table de chêne, noyés dans la pénombre, un petit verre de liqueur posé devant eux, ils sont cinq à être seuls.
Alors l’un d’eux a une idée, si on réinventait le monde.
Le premier approuve, imagine un monde où il n’y a pas de monstres la nuit. Oui dit le deuxième, un monde sans peur, un monde où l’inconnu te tend les bras, bienveillant. Sortons dit le troisième et le quatrième les entraîne dehors.
En s’ouvrant, la porte ne grince pas elle chante, et dans la rue les voiture valsent en couleur, bleu rouge jaune vert abricot, et la brise emporte la fumée noire, la colère et les cafards.
Imagine dit le premier, un monde où les voleurs n’auraient pas de passe-partout parce qu’il n’y aurait pas de voleurs, et il n’y aurait pas de serrures non plus d’ailleurs. Une bourrasque l’entraîne dans un éclat de rire et il jette ses clés par-dessus les nuages, à un deux dix cent mille mètres de hauteur.
Alors le deuxième se met à rire aussi, dans notre monde il n’y a plus de gens ennuyeux, imagine, et le petit prince demande que s’il vous plaît, dessine-moi un mouton, et dans le vent s’apaisent les mille tonnerres et les bachi-bouzouks du capitaine Haddock.
Le troisième s’envole comme un fou rire de Bassan, il vient de rencontrer l’amour, imagine un monde où on rencontre l’amour, c’est un clown et quand il fait pleurer c’est de rire. L’un prend ses ailes à son cou, l’autre pointe son nez rouge vers le ciel et une tempête les emporte à un deux dix cent mille mètres pour trouver les clés du bonheur.
Dans son complet chic, le quatrième rêve aux bijoux macabres de la Beauté de Baudelaire, et marche sur des morts et contemple un cadavre. Dans un ouragan tout se colore, et la musique fut.
Imagine dit le premier, un monde où on ne peut pas voler. Oui reprend le deuxième, un monde où l’on s’ennuie. Imagine un monde où l’amour parfois fait pleurer, dit le troisième. Le quatrième sourit, c’est bizarre, et ils rient encore plus fort parce que tout cela n’est pas possible.
Le cinquième n’a rien dit. Son verre est vide, il s’est endormi sur la table.
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31.01.2007
Lumières...
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28.01.2007
Envie d'être malade
J’ai envie de vomir tout mon stress, toute ma peur, envie de vomir tout ce qui me tord le ventre.
J’ai envie de me terrer au fond de mon lit et de n’en plus sortir pendant des jours, ne voir personne, n’entendre personne, pleurer seule.
Me vider entièrement de mon énergie pour repartir à zéro.
Avoir de la fièvre jusqu’à en oublier le monde.
J’ai envie une fois de pouvoir boire une tisane avec une bouillotte aux pieds, de lire un livre qui me plait, de me sentir mal sans me sentir coupable.
Envie d’être malade, une fois.
J'ai pris ma température, pleine d'espoir.
36.6 degrés.
Zut.
19:05 Publié dans La vie comme elle vient, Textes divers | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
22.12.2006
Moi, stressée?
22:10 Publié dans La vie comme elle vient | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
20.12.2006
Cold War Project
Avec une amie, pour un projet d'école, nous avons créé une correpondance fictive entre les leaders des USA et de l'URSS durant les années soixante, pendant la guerre froide donc...
Après des heures passées à se prendre la tête, le résultat est là!
Allez-donc jeter un coup d'oeil (attention, le site est en anglais) en cliquant sur le lien ci-dessous...:
Cold War Project
22:20 Publié dans La vie comme elle vient | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


