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28.06.2007

Première d' "Incendies"

 

Hier, nous avons joué « Incendies » de Wajdi Mouawad en public, pour la première fois.

La première d’un spectacle, c’est toujours quelque chose.

 

Redécouvrir l’histoire tant répétée, comme si on l’entendait pour la première fois, parce que le public réagit, agit, participe. Une rumeur face à nous, une force.

 

La première, on la redoute autant qu’on s’en réjouit. Comment les spectateurs vont-ils ressentir cette histoire en deux heures et demie ? Difficile à dire lorsqu’on a eu une année entière pour la découvrir, l’analyser, l’intérioriser, la ressentir, la vivre.

 

La fin d’une première, c’est encore quelque chose. Une révélation, un soulagement. Et un moment de grande fragilité : jouer est une offrande au public, on se révèle, parfois on dévoile des choses très profondes, et soudain, pendant les saluts, on revient à la réalité, conscients que tous ces gens, pour la plupart inconnus, emporteront avec eux quelque chose de nous. 

 

Dernière scène de la pièce. Le noir descend lentement, la pluie torrentielle s’efface. Puis le silence. Une seconde, deux secondes, trois secondes, peut-être plus ? Et soudain, deux mains timides commencent à applaudir, suivies de deux autres, puis deux autres…

 

Lumières, saluts. Quatre rappels, inespéré après deux heures et demie de spectacle.

Une envie d’embrasser tout le monde.

 

Rester un moment avec les comédiens, respirer. Se prendre dans les bras, se remercier. Ranger, puis aller voir les spectateurs. Un sentiment bizarre, une joie immense et une grande fatigue, comme une envie de s’effondrer, vulnérable, dans les bras du premier venu.

 

Merci à tous.

 

Aux comédiens d’abord, qui m’ont tant apporté. Je vous aime. Il n’y a pas de mots.

 

Au metteur en scène ensuite, qui nous a portés, guidés, encouragés, en sachant toujours nous  préserver.

 

À mes anciennes profs de théâtre ; la première, qui m’a fait découvrir le théâtre, avec qui j’ai appris à l’aimer ; et la deuxième, qui m’a portée, aidée, dévoilée à moi-même en quelque sorte.

 

Et finalement au public, famille, amis et inconnus, sans qui le théâtre n’a pas de raison d’être.

 

Merci.

 

 

 

Pour terminer, j’aimerais parler de la pièce des plus jeunes du théâtre Spirale, qui jouent La Tempête de Shakespeare.

Esthétiquement, la pièce est irréprochable. Un tissu bleu, gigantesque : la mer. Et la tempête se déchaîne sur la scène, et les événements s’enchaînent, comme une houle inexorable, portée par une énergie folle et une musique endiablée.

Des ombres, des lumières, de la magie. Une heure et demie sans pouvoir reprendre son souffle.

Et terminer submergés, finalement.

 

 

Photos : Elsa

 

Incendies de Wajdi Mouawad

Du mercredi 27 au samedi 30 juin à 20.30 et le dimanche 1er juillet à 18.30

Incendies est une tragédie contemporaine. L'auteur puise à la fois dans l'histoire récente du conflit libanais et dans la mythologie grecque pour construire une forme théâtrale d'une puissance rare. Les jeunes acteurs de l'atelier I du Théâtre Spirale se cont laissés consumer par les flammes de cette écriture et brûlent de vous la communiquer.

Mise en scène et adaptation: Patrick Mohr

Lumières: Bertrand Keller

Jeu: Manuel Araneda, Naïma Arlaud, Nicolas Borzykowski, Laura De Coulon, Sara Kasme, Stellan Martin, Mia Mohr, Jeanne Pasquier et Justine Ruchat

 

La Tempête de William Shakespare

Du mercredi 27 au samedi 30 juin à 19.00 et le dimanche 1er juillet à17.00

Tout a craqué. Le bateau sombre. Les efforts des hommes sont inutiles. Tous les passagers vont périr, même le roi. Dès les premiers éclats de cette pièce, on dirait que l'univers même de Shakespeare se fracasse.

Est-ce la fin de tout?

Est-ce simplement la fin de ce monde là?

Mise en scène: Michèle Millner

Musique: Sylvain Fournier, Yann Cerf et les comédiens de l'Atelier II

Jeu: Coralie Berchtold, Koré Bohnenblust, Andrew Cowen-Gore, Aude Ferrero, Judith Goudal, Fanny Iadaresta, Aron Kiss, Léo Mohr, Marie-Hélène Spiess, Valentin Tengler et Helena Tomarchio

 

 

 

12.06.2007

Pub: "Incendies", de Wajdi Mouawad

tadam, tadam!
Oyez, lectrice, oyez lecteurs!
 
Du 27 juin au 1er juillet au théâtre de la Parfumerie,
les Ateliers du Théâtre Spirale présentent leurs créations.
 
 
Cliquez sur les images pour voir le flyer en grand!  
 
 

Incendies de Wajdi Mouawad

Du mercredi 27 au samedi 30 juin à 20.30 et le dimanche 1er juillet à 18.30

Incendies est une tragédie contemporaine. L'auteur puise à la fois dans l'histoire récente du conflit libanais et dans la mythologie grecque pour construire une forme théâtrale d'une puissance rare. Les jeunes acteurs de l'atelier I du Théâtre Spirale se cont laissés consumer par les flammes de cette écriture et brûlent de vous la communiquer.

Mise en scène et adaptation: Patrick Mohr

Lumières: Bertrand Keller

Jeu: Manuel Araneda, Naïma Arlaud, Nicolas Borzykowski, Laura De Coulon, Sara Kasme, Stellan Martin, Mia Mohr, Jeanne Pasquier et Justine Ruchat

 

La Tempête de William Shakespare

Du mercredi 27 au samedi 30 juin à 19.00 et le dimanche 1er juillet à17.00

Tout a craqué. Le bateau sombre. Les efforts des hommes sont inutiles. Tous les passagers vont périr, même le roi. Dès les premiers éclats de cette pièce, on dirait que l'univers même de Shakespeare se fracasse.

Est-ce la fin de tout?

Est-ce simplement la fin de ce monde là?

Mise en scène: Michèle Millner

Musique: Sylvain Fournier, Yann Cerf et les comédiens de l'Atelier II

Jeu: Coralie Berchtold, Koré Bohnenblust, Andrew Cowen-Gore, Aude Ferrero, Judith Goudal, Fanny Iadaresta, Aron Kiss, Léo Mohr, Marie-Hélène Spiess, Valentin Tengler et Helena Tomarchio

 

Viva la Comedia!

Du 27 au 28 juin à 19.15

Cette année, Jocelyne Queloz et ses élèves se sont à nouveau plongés avec bonheur dans l'univers délirant de la Comedia dell'Arte et ils sont impatients de vous faire rencontrer Arlequin, Colombine, Pantalone et leurs comparses.

Mise en scène: Jocelyne Queloz

Jeu: Raphaël Archinard, Adrien Barshovi, Jeremy Benzakein, Andy Bonnet, Matthieu Croizier, Robinson de Montmollin, Loria Dietrich, Galha Dörig, Sanjay Rai et Anna Rossman