19.03.2008
Chemin
Moi enfant, courant toute nue, de la glace vanille plein les mains.
Quelques années plus tard, embrassant un garçon pour la première fois.
Je perds pied, je crie, je pars.
Errance à travers un monde inconnu.
Perte de conscience.
J'ai suivi un chemin tout tracé de fer et de bois.
Je l'ai suivi des années sans savoir où il allait.
Je suis allée partout, et nulle part aussi.
Mais regarde-moi, j'ai réussi à me relever.
19:21 Publié dans Textes divers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Anouar Brahem Trio

Hier soir, au ForuMeyrin, je suis allée voir le trio du joueur de Oud Anouar Brahem (composé de lui-même, du pianiste François Couturier et de l'accordéoniste Jean Louis Matinier), pour le concert du "Voyage de Sahar".
Je connaissais leur musique puisque certains de leurs morceaux faisaient partie de la bande-son d'"Incendies". et que je possède leur CD.
Mais en concert, il y a en plus les superbes solos des trois musiciens (j'ai été en particulier flashée par un immense solo de l'accordéoniste, où l'ampleur était telle que l'on croyait parfois entendre de l'orgue), et ce son magnifique qui remplit toute la salle...
Il y avait salle comble, mais je n'ai entendu personne respirer pendant les morceaux, aucun son avec que ne s'éteigne le soupir de l'accordéon, ou la vibration du oud, ou la résonnance du piano...
Magnifique.
Pour écouter un de leurs morceaux, par ici: http://fr.youtube.com/watch?v=tOyG3xbZ3Qc&feature=rel...
18:35 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : oud accordéon piano
06.03.2008
Histoire d'amour fou (la bonne blague)
Je participe depuis le début de l'année scolaire à un atelier d'écriture dans le cadre des Activités Culturelles de l'Université de Genève. C'est pas transcendant (on peut pas toujours tomber sur Jacques Probst), mais au moins, ça encourage à écrire, et à écrire des choses auxquelles on ne penserait pas forcément.
Cette année, par exemple, on travaille sur le thème de l'uchronie (par ici pour ceux qui ne savent pas ce que c'est).
Pour le dernier exercice, on devait écrire une histoire d'amour fou, située dans le contexte de l'uchronie que nous avons choisie (malheureusement ce "nous" ne comprend pas ma voix), entre deux personnages présentés lors d'un précédent exercice: j'ai choisi Lorenzo et la fille de la Papesse.
Bon. Voilà donc le contexte dans lequel j'ai écrit le texte qui suit, texte dont je ne suis pas pleinement satisfaite, mais que je poste parce que c'est pas tous les jours que j'écris des histoires d'amour.
C'est terrifiant, d'écrire une histoire d'amour: on a peur d'en dire trop, ou pas assez, ou de sonnez faux, ou d'être mièvre...
Mais trève de bavardages. D'ailleurs, il ne faudrait jamais s'expliquer avant de présenter un de ses textes. Il faudrait que j'apprenne la leçon un jour.
UNE OMBRE DANS L’OMBRE
Une ombre dans l’ombre, le Vatican de nuit.
Comme chaque soir, l’ombre entre dans une petite pièce. Petite, mais douillette et richement ornée. Sur le lit, une jeune fille, le regard presque amusé.
« Je t’attendais. »
Elle a à peine seize ans, et en paraît moins encore tant elle est blanche et frêle.
Et cet homme, c’est le premier qu’elle ait connu.
Il est entré dans sa chambre un jour, par mégarde, et aussitôt elle l’a aimé, même si elle n’a pas compris tout de suite que le sentiment que lui inspirait cet homme deux fois plus âgé qu’elle était de l’amour. Il faut dire qu’elle n’avait jamais entendu parler d’amour, encore moins de désir.
Depuis, elle passe ses journées à se remémorer les caresses de la nuit précédente, et à se préparer pour les suivantes.
Elle l’attend donc, nue sur le lit, et fidèles à leur rituel ils se dévisagent un instant avant qu’il ne la rejoigne.
Elle fait glisser son regard sur la silhouette de son amant, cherchant comme chaque soir à déterminer ce qui la rend si particulière. Sans trouver. Un soir il lui semble que c’est le dessin des poils sur son torse, le lendemain elle pense plutôt au repli de son oreille, ou encore à l’asymétrie charmante de ses sourcils.
Lui, il admire ce corps si jeune, cette peau plus douce que le plus doux des tissus qu’il a l’habitude de manier. Et il remercie Marie-Madeleine d’avoir envoyé tant de grâce dans ses bras, certain dans sa ferveur qu’elle a agi ainsi pour le délivrer de l’amour sans espoir qui le détruisait auparavant.
« Lorenzo. »
D’entendre prononcer son nom sort l’homme de sa rêverie. Il se jette avec dévotion sur les seins secoués d’éclats de rire de l’adolescente.
Lorsqu’il apportera son habit à la papesse, le visage endormi de l’éphèbe qui aura partagé la couche de la Sainte femme ne sera plus pour lui une torture. Il a pour lui son secret : sa Jeanne, sa petite Jeannette, qui dans toute la fraîcheur de sa jeunesse retrouvée, n’appartient qu’à lui, par la volonté de Celle qui est là-haut…
Dans sa chambre, la jeune fille s’endort, rêveuse, souriant aux angelots de son baldaquin qui ne peuvent, dans leur silence d’or, lui faire remarquer qu’il n’a jamais osé lui demander son prénom.
10:11 Publié dans Textes divers | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16.02.2008
Coquelicot
J'ai mis à jour cette note sur Objectif Plume, en écrivant un texte sur une photo de Pidic...
Le début, pour vous mettre l'eau à la bouche (ou pas).
Elle court dans la forêt. Elle s’écorche les genoux, en essayant de comprendre d’où sort cette colère qui lui soutire des larmes amères.
Pourquoi sa maman l’a-t-elle envoyée dans ce camp de vacances, dans ce pays où elle ne comprend pas un mot de ce qui se dit hors de la colo ? Pour voir un peu la campagne, changer d’air, s’ « ouvrir l’esprit ». Pourquoi les autres ne la laissent pas jouer avec eux ? Parce qu’elle est trop petite. Pourquoi est-elle trop petite ?
Les larmes coulent plus fort. Elle n’avait qu’à manger sa soupe, ses légumes, boire son lait.
Pourquoi ils ont fait la ronde autour d’elle en riant ?
Parce qu’elle a une trousse de toilette avec des nounours. Pourquoi ? Elle s’arrête pour sangloter. C’est elle qui l’avait choisie, exprès pour ces vacances.
...
Lire la suite par ici!!!
01:37 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.01.2008
Bribes de conversation
Des fois je m'amuse à écouter d'une oreille distraite ce qui se passe autour de moi, et à noter quelques bribes qui parviennent à mes oreilles...

20:48 Publié dans Blablas | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
10.01.2008
Incendies de Wajdi Mouawad: reprise

MEILLEURS VŒUX POUR L'ANNEE 2008
Retrouvons-nous à La Parfumerie à l'occasion de la programmation de deux créations du Théâtre Spirale.
Nous vous invitons à découvrir ou redécouvrir deux productions de la compagnie :
• L'Atelier du Théâtre Spirale présente •
Incendies
De Wajdi Mouawad
Du 31 janvier au 2 février 2008 à 20h
Dimanche 3 février à 17h
A La Parfumerie – 7 ch. de la Gravière 1227 Genève
Réservations : 022 341 21 21 / theatrespirale@bluewin.ch
Mise en scène et adaptation : Patrick Mohr
Jeu : Manuel Araneda, Naïma Arlaud
Nicolas Borzykowski, Laura de Coulon
Sara Kasme , Stellan Martin
Mia Mohr, Jeanne Pasquier
Justine Ruchat
Lumières : Bertrand Keller
Incendies est une tragédie contemporaine.
L'auteur puise à la fois dans l'histoire récente du conflit libanais et dans la mythologie grecque pour construire une forme théâtrale d'une puissance rare.
Présentation ici: Incendies.pdf
**********
• Une création 2006 en tournée •
Las Décimas
De Violeta Parra
Du 28 février au 9 mars à 20h
Les dimanches à 17h (relâche lundi)
A La Parfumerie – 7 ch. de la Gravière 1227 Genève
Réservations : 022 341 21 21 / theatrespirale@bluewin.ch
Conception, jeu et chant : Michele Millner
Musiciens : Paco Chambi, Yves Cerf et Sylvain Fournier
Régie : Aurélien Gattegno
En savoir + : http://www.theatrespirale.com
20:55 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Témoignages de spectateurs
Quelques réactions à la pièce Incendies que nous avons joué en juin...
« Je ne suis pas un grand habitué des théâtres… Mais lorsque je vois une pièce comme Incendies, je me dis que je suis vraiment un plouc. Parce qu’un spectacle comme ça fait éclater la distinction entre amateur et professionnel. Car ce qui compte avant tout à mon sens est la qualité et l’intensité de l’expérience vécue par les personnes impliquées, tant sur scène que dans la salle. »
« Réussir une telle alchimie entre l’horreur et l’espoir, c’est énorme. Arriver à traduire avec une telle vérité les horreurs de la guerre, de la part de jeunes qui ne l’ont vraisemblablement pas vécue directement, c’est très fort. Tenir une telle intensité, une telle profondeur de présence, durant deux heures, ça mériterait tous les Césars et les Molières ! »
« Je suis reparti, habité par le paradoxe de cette histoire d’amour qui est née dans l’horreur, laquelle horreur est née de l’amour… Je ne suis pas prêt d’oublier cette expérience et je suis convaincu qu’elle restera gravée en moi comme une vibration qui me relie au sens de la vie en même temps qu’elle m’interroge à son propos. »
« La mise en scène révèle toute la richesse des multiples niveaux de lecture sans jamais nous égarer. Au travers de cette pièce, l’histoire devient chair ce qu’aucun manuel ne pourra jamais nous faire vivre. »
« Le spectacle Incendies m’a profondément émue et je tiens à vous faire part de mon enthousiasme et mon admiration devant la magnifique performance de ces jeunes acteurs. »
15:55 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.01.2008
Mali 2007-2008




15:50 Publié dans Photo, Textes divers, Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.12.2007
A travers les yeux d'une actrice
Eh hop, un petit post de pub pour l'exposition de photographie
A travers les yeux d'une actrice
par Laura De Coulon
Laura a pris plus de 1000 photos pendant les répétitions d'Incendies (voir cette note), et en expose une vingtaine jusqu'au 21 décembre 2007 à la Maison de Quartier de St-Jean, à Genève.
Le résultat est magnifique. Pour une fois, la photographie de théâtre s'intéresse aussi au développement du spectacle.
Et le fait que la photographe soit aussi comédienne se ressent beaucoup dans les photos, on a une vision très intime du théâtre, et son amour profond pour le théâtre est palpable.
Elle a su saisir l'insaisissable, par des photos dynamiques, des cadrages originaux...
Mais ça ne sert à rien de décrire des photos; allez plutôt les voir!
Maison de Quartier de Saint-Jean
8, chemin François-Furet - 1203 GENEVE - SUISSE
tél. +4122 418 91 50 - fax: +41 22 418 91 51
email: info@mqsj.ch - www.mqsj.ch
bus 7 arrêt Contrat-Social
Plan

La Maison de Quartier de Saint-Jean est ouverte au public pour l’accueil et l’information:
du mardi au vendredi de 15h à 21h
le samedi de 14h à 18h
14:20 Publié dans La vie comme elle vient, Photo, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.12.2007
Rome 2007
C'est l'hiver, il fait froid, et Genève est grise...
Alors on rêve de soleil et de couleurs.
C'est le moment de ressortir les photos de cet été.
Rome, fin août - début septembre.
Quelques photos.












20:30 Publié dans Photo, Voyages | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



